RELATIONS INTERNATIONALES 1945-1990
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LES RAPPORTS USA - URSS : 1945 -1975

Guerre froide
• Chronologie
• Discours du général George Marshall à l'Université de Harvard, le 5 juin 1947
• Discours de John Foster Dulles le 18 novembre 1953


1945    :Accord de Yalta.

            Conférence de San Francisco.

            Conférence de Potsdam.

            Bombe A américaine.

1947    : Doctrine Truman et Plan Marshall*.

            Doctrine Jdanov.

1948    : Blocus de Berlin.

1949    : Création de la RFA, de la RDA.

             Fondation de l'OTAN

             Bombe atomique soviétique.

1950    : Début de la guerre de Corée.

1953    : Mort de Staline.

1956     : Crise de Suez.

1962     : Crise des missiles à Cuba.

1963     : Accord nucléaire avec l'URSS.

1968     : Traité de non prolifération des armes nucléaires.

1972-1979 : Salt 1 et Salt II.

1975     : Traité d'Helsinki.

 

 

 T   Compléments


   

DISCOURS DU GENERAL GEORGE MARSHALL, LE 5 JUIN 1947, à l'Université de Harvard.

Extraits :

…Dans de nombreux pays, la confiance en la monnaie nationale a été brisée. La destruction des structures commerciales de l'Europe a été complète pendant la guerre.

La reprise a été sérieusement retardée par le fait que deux ans après la fin des hostilités un règlement de paix n'a pas pu être obtenu avec l'Allemagne et l'Autriche.

Même s'il y avait une solution rapide à ces problèmes délicats, la remise en ordre Oe ta structure économique européenne demandera à coup sûr un délai plus long et un effort plus grand que prévu.

La vérité, c'est que les besoins de l'Europe en produits alimentaires et autres produits essentiels - essentiellement de l'Amérique - au cours des trois ou quatre années à venir dépassent à ce point sa capacité de paiement, qu'elle a besoin d'une aide supplémentaire importante sion veut lui éviter de graves troubles économiques, sociaux et politiques.

En dehors des effets démoralisants sur le monde en général et des risques de troubles résultant du désespoir des peuples en cause, les conséquences sur l'économie américaine seront claires pour tous. I1 est logique que les Etats-Unis fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour favoriser le retour du monde à une santé économique normale sans laquelle il ne peut y avoir ni stabilité politique, ni paix assurée. Notre politique n'est dirigée contre aucun pays, ni doctrine, mais contre la faim, la pauvreté, le désespoir et le chaos. Son but devrait être le rétablissement d'une économie mondiale saine de façon à permettre le retour à des conditions politiques et sociales dans lesquelles peuvent exister des institutions libres...

Tout gouvernement qui consent à nous aider dans la tâche de renaissance trouvera, j'en suis sûr, une coopération complète de la part du gouvernement américain. Tout gouvernement qui manreuvre pour arrêter la renaissance d'autres pays ne peut attendre d'aide de notre part. De plus, les gouvernements, partis politiques ou groupements qui cherchent à perpétuer la misère humaine pour en. profiter politiquement ou autrement, rencontreront l'opposition des Etats-Unis…

Il ne serait ni convenable ni efficace de notre part de mettre en application unilatéralement un programme destiné à remettre l'Europe sur ses pieds, économiquement. C'est l'affaire des Européens. L'initiative, à mon avis, doit en venir d'Europe. Le rôle de notre pays devrait consister à aider les Européens à élaborer un tel programme, et ensuite à l'appliquer, dans la mesure où nous pourrons le faire. Le programme devrait être agréé par la majorité, sinon la totalité, des nations europémnes.

Avec des précautions, et l'acceptation, de la part de notre peuple, des vastes responsabilités que l'histoire nous a déléguées, les difficultés que j'ai rappelées peuvent et doivent être surmontées. »

(D'après H.S. Commager ; Documents of American History - New York 1949.)

 

 

 

Plan Marshall

   

DISCOURS DE John Foster DULLES LE 18 NOVEMBRE 1953, devant le Congress of Industries Organization à Cleveland - ( la Documentation Photographique : La décolonisation)

     Sur le front du monde libre les zones colonisées ou dépendantes sont le champ d'une compétition des plus dramatiques. Là s'affrontent en prise directe la politique occidentale et l'impérialisme soviétique.

Au XIXe siècle en particulier les puissances occidentales ont praiiqué le colonialisme; mais par la nature même de la civilisation occidentale fondée sur la croyance en la nature spirituelle de l'homme, il était inéluctable que ce colonialisme soit transitoire et ne se supprime de lui-même...

... Sur le plan politique ce concept (de la nature spirituelle de l'homme) a été transmis par le Magna Carta*, la Déclaration des Droits de l'Homme, etnotre déclaration d'Indépendance. Chacun de ces textes a une portée universelle et conduit, sous la garantie de la Charte des Nations Unies, à développer en toute logique, des gouvernements et des institutions libres chez les peuples qui ne se gouvernent pas par eux-mêmes.

… Nous, ne pouvons cependant ignorer les dangers créés par le communisme internationalnational qui compte détourner le nationalisme à ses propres fins impérialistes. ... En premier lieu les agitateurs communistes stimulent les aspirations nationalistes jusqu'à la rébellion violente contre l'ordre établi, ensuite avant même que l'indépendance fraîchement acquise puisse se consolider, les communistes chercheront à noyauter les nouveaux gouvernements pour mieux entraîner les peupIes dans l'orbite soviétique...

Peut-être certains d'entre vous trouvent-ils que notre gouvernement ne pousse pas la politique de liberté aussi vigoureusement qu'il le faudrait. Je peux vous dire trois choses:

- que nous poussons vers le self-government plus qu'il n'apparaît en surface;

- que là où nous mettons un frein, c'est dans la conviction raisonnée qu'une action précipitée ne conduirait pas en fait à l'indépendance mais à une servitude plus dure que la dépendance présente ;

- nous savons distinguer les cas où la possibilité d'invoquer la menace communiste est susceptible de justifier des délais, et les cas où il n'existe pas de raison valable.

*Magna Carta : Charte de 1215 à l'origine des libertés anglaises

Presidences Eisenhower
Site France-Etats-Unis Dossiers Histoire)

J. F. Dulles est secrétaire d'Etat du Président Eisenhower

JF Dulles et le Guatémala

En mars 1954, à la conférence de Caracas, JF Dulles fait voter par l'OEA une
«Déclaration de solidarité contre l'intervention du communisme international au Guatémala
(Le Courrier)

QUESTIONS :

1/ Quelles sont les 2 inspirations de la politique américaine en matière de décolonisation?

2/ Laquelle des 2 motivations est prioritaire dans ce discours?

3/ trouvez des exemples où les EU sont intervenus contre une décolonisation à risque "révolutionnaire"?


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